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 Tehemin, l’histoire d’un disciple de Sacrieur

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Tehemin
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MessageSujet: Tehemin, l’histoire d’un disciple de Sacrieur   Lun 15 Oct - 17:35

Attention, cette histoire n'est pas achevée et est soumise a remaniement.

Prélude : Les pouvoir de Sacrieur.



Ce soir-là, il faisait froid pour un jour de Juinssidor. Pourtant, uniquement vêtu de braies blancs, un jeune garçon aux cheveux bleus battus par le vent observait assis contre un arbre le firmament.
"TEHEMIN!!"
Le cris était porté par la brise fraiche jusqu'à ses oreilles.
"Tehemin!"
Cette fois plus proche, mais aussi plus doux, il reconnut la voix de sa mère et tourna la tête vers la belle disciple de Sacrieur qui montait la colline.
"Que fais-tu ici par ce vent? Rentre, tu vas être malade. Et puis ton père te cherche pour l'aider à ranger le bois pour l'hiver prochain.
- J'observe les étoiles, mère. Penses-tu que les dieux nous regardent la nuit grâce à leurs lumières?
- Oh mon petit garçon... Nous en avons déjà parlé : Sacrieur ne confère sa puissance qu'à ceux qui ont connu la souffrance. Tu es encore jeune, et la vie cruelle, tu connaitras ton lot de malheur et alors tu comprendras la vraie puissance du sacrifice et pourras devenir disciple de Sacrieur.
- Oui, mais j'aimerais déjà être fort! Je sais me sacrifier! Je vous aide au travail au lieu d'aller jouer avec mes copains!
Un sourire étira les lèvres de Neffara
- Ce n'est pas un vrai sacrifice ça petit homme, juste le devoir d'un fils. Aller, rentrons maintenant, ce n'est pas en attrapant froid que tu deviendras le plus fort des disciples de Sacrieur."

Quelques années plus tard, Tehemin avait achevé sa formation. Il connaissait tous les secrets de la Magie du Sang que lui avaient transmis ses parents, il maitrisait les sortilèges de sa classe et les préceptes de Sacrieur. Pourtant, dans son univers campagnard, il ne connaissait ni la peine, ni la souffrance. Alors il décida de quitter ses parents pour partir à la conquête du Monde des Douze et rencontrer l'aventure.
Une année entière, il voyagea, fortifiant son corps et son esprit, affrontant des créatures sans nom et arpentant les plus grandes cités.
Il s'émerveilla beaucoup de ces choses. Mais c'est dans une taverne qu'il découvrit la chose la plus merveilleuse de la création : la bière.
C'était bon, c'était grisant, ça faisait se sentir invincible...
Un temps, il se persuada même que c'était ce type de chaleur qui courait dans les veines d'un disciple de Sacrieur marqué par sa déesse. Il décida donc de rentré chez ses parents parler de ses expériences.
Mais quand il arriva enfin chez lui, il ne découvrit que ruine et poussière. Alors l'inquiétude le gagna. Il rejoignit le village proche pour se quérir des nouvelles sur ses parents et on lui apprit alors que le mois précédent, une bande de pillards bontariens, eux qui se disaient si bon et si preux, avaient traversé la région. Le hameau de ses parents étant isolé, il avait fait une cible parfaite.
On n'avait jamais retrouvé les corps de ses parents.
C'est à ce moment que le monde de Tehemin bascula. Sa peine et sa douleur était sans fond, et même la boisson ne parvenait pas à les combler. Peu à peu, ses yeux devinrent entièrement blancs, occultant l'expressivité de ses pupilles naguères aussi bleues que ses cheveux. Il ne quittait plus son coin de taverne, vivant uniquement grâce à la générosité des gens du village.

Puis un jour, une troupe bontarienne passa dans le village. Alors que les soudards s'arrêtaient à la taverne pour se désaltérer et jouer aux dés, l'un deux dit en s'exclamant à son camarade:
"Eh? Mais ce n’est pas la région où il y avait cette ferme miteuse et où on a du tuer un espèce de fou-furieux qui refusait de nous laisser jouer avec sa femme?
- Si, je crois bien que c'était par ici. Jolie brin de fille hein? Dommage qu'on ait dut la tuer après!"
A ces mots, la fureur de Tehemin enfla comme jamais il n'en avait connu. Il se jeta à main nue et à moitié ivre contre les deux gardes en implorant Sacrieur de lui permettre de venger ses parents. Mais alors qu'il se faisait rouer de coup, il sentit une force inconnu monter en lui, et en même temps, une voix douce et claire comme celle de sa mère résonna dans sa tête :
"Fou que tu as été Tehemin de croire que la boisson pouvait remplacer la force de la douleur et le pouvoir que mes disciples en tire. Pourtant, tu m'as toujours été fidèle et c'est par ton sacrifice que tu as voulu venger tes parents. Vois maintenant mon pouvoir!"
Ainsi, la puissance conférée par la déesse lui permit de tuer les deux gardes, vengeant ainsi ses parents; mais ses blessures étant mortelles, il les rejoignit dans l'au-delà bien avant que le reste de la troupe ne se rende même compte qu'une bagarre avait éclaté.

Dans le néant de la mort, là où tout n'est que bonheur, une voix m'appelle et me guide vers la lumière. Elle est douce, elle a besoin de moi. Je ne peux résister, je ne veux résister. Elle est ma raison, elle est ma vie, elle est... ma déesse.



Chapitre I : La mort d’un guerrier.



Le combat contre Dark Vlad durait depuis plusieurs heures maintenant. Les aventuriers se défendaient plutôt bien, mais le Iop noir frappait fort et avec précision. Enfin, par cinq fois son épée s’abattit, et par cinq fois un aventurier tomba mort sur le sol, leurs fantômes s’élevant rapidement au-dessus des corps sans vie. Tehemin resta seul face au terrible cavalier, il encaissa un dernier coup grâce à la vitalité propre aux disciples de sa déesse, mais il savait que le second lui serait fatal, de tout façon, son client était mort, il avait failli à son contrat. Alors que l’épée flamboyante de son adversaire s'abattait à nouveau sur lui, un effet pervers du dieu Xelor figea le Temps. Tehemin vit alors toute sa vie repasser devant ses yeux...

« Regarde chérie, c’est un garçon... comment souhaites tu l’appeler ?
- ... Tehemin, il s’appellera Tehemin...
- Tehemin ? D’accord, va pour Tehemin...Tu vois ces marques sur ses bras ? Tu ne crois pas qu’il...
- Non ! Je ne veux même pas penser à cette éventualité... Tu imagines toute une vie de souffrance ? Nous ne saurions même pas comment satisfaire ses envies...
- Tu as raison, Sacrieur ne peut l’avoir béni, pourquoi lui d’ailleurs alors que notre famille vie dans le bonheur et ne manque de rien...
- En effet... il sera... argh...
- Itzana ? Itzana... répond moi !! »

...L’épée s’approchait de la poitrine de Tehemin, mais le temps refusait toujours de reprendre son cours normal...

« Eh ! Toi là-bas, le petit Sacrieur, vient ici !
- ...
- Aller Tehemachin, vient me voir... ne sois pas timide.
Tehemin se dirigea vers le jeune Iop qui l’avait appelé et sa bande de copains : un disciple d’Osamodas et un disciple de Sram au sourire narquois.
- Xenard m’a dit que c’est toi qui as tué ta mère et rendu ton père fou, dit-il en désignant le Sram.
- ...
- Tu ne sais pas quoi répondre ? C’est donc la vérité... Sais-tu ce qu’on fait aux monstres de ton espèce ici ? »
Le Sram, passé dans son dos, l’immobilisa grâce à un de ses pièges. Il voyait l’éclat mauvais dans l’œil du Iop... Il sentait le fouet de l’Osamodas qui lacerait la peau nue de son ventre... Pourtant, il se sentait bien, trouvant une forme de réconfort dans la douleur… Est-ce parce que je me sens coupable de ce qui est arrivé à mes parents ? S’interrogea-t-il. C’est à ce moment qu’il entendit pour la première fois la Voix, cette voix qui raisonnera bien des fois encore dans sa tête.
« Non Tehemin, dit-elle de son timbre doux et chaleureux, tu n’es pas plus coupable que ce Iop l’est de sa stupidité. C’est là les effets du pouvoir qui coule dans tes veines, un pouvoir que j’ai insufflé en toi depuis bien avant ta naissance : la peine et la douleur que tu ressens te rendent plus fort. Vénère moi et je te promets une vie où ta souffrance sera ta plus grande force et te donnera toute ta vitalité. Pries moi et ton Futur sera aussi incroyable que ton Passé fût tragique... »
C’est donc là l’origine de cette force qui croît en moi au fur et à mesure que mon sang coule...
Alors Tehemin attrapa à main nue le fouet de l’Osamodas, attira le pauvre malheureux qui se trouvait à son extrémité et, d’un coup de pied, le mis définitivement hors d’état de nuire. Il se tourna ensuite vers le Sram et avant que celui-ci n’ait eu le temps de se rendre invisible, il lui décocha une flèche entre les deux yeux, effaçant à jamais son petit sourire narquois.
Il ne restait plus que le Iop. La peur avait remplacé l’arrogance dans son regard. Il bondit, mais pas dans la direction de Tehemin, ce lâche à son dieu s’enfuit... Tant pis, pensa le Sacrieur, je n’ai pas le temps de jouer, père m’attend. Iop s’occupera seul de ses bouftous galeux.

...La pointe de la lame touchait à présent la poitrine de Tehemin et une goutte de sang perla au ralenti sur la peau halée du Sacrieur...

L’homme marchait tranquillement dans une rue d’Astrub. Il savait sa tête mise à prix mais était certain que personne ne serait assez fou pour l’attaquer en pleine journée, et surtout pas au beau milieu d’une citée aussi fréquentée.
Il était sûr de lui, et sa déesse, Feca, le protégerait contre ses ennemis. Peut-être même trop sûr de lui ou trop naïf pour n’avoir pas remarqué l’ombre qui le suivait discrètement depuis plus de trois heures, attendant patiemment le moment d’agir.
Il tourna dans la ruelle de droite, fît quelques pas et s’arrêta brusquement : une flèche venait de siffler à son oreille et s’était planté dans une porte à quelques kamamètres de lui.
« Lâche, montre toi, dit-il en se retournant, tu m’as raté alors que tu me tirais dans le dos ! Apprend à viser ! » Il ne voyait personne dans la rue, mais ça pouvait très bien être un Sram rendu invisible.
Une forme se détacha alors du mur. Malgré la fraîcheur de Novamaire, l’homme était torse nu, comme tous les disciples de sa déesse. Il portait une simple cape à capuchon qui lui tombait sur les chevilles. Son arc et son carquois en bandoulière, il prit une posture de défi au milieu de la ruelle.
« Moi, Un lâche ? Sa voie résonna dans le silence de la rue. Sache que je ne t’ai pas tiré dessus, je souhaitais juste attirer ton attention.
- Mon attention ? Pourquoi faire, je n’ai pas le temps de jouer avec toi.
- Mais je ne suis pas là pour jouer Feca, mais pour te supprimer...
- Me... ? »
Comprenant enfin la situation, le disciple de la déesse protectrice tenta de s’enfuir en se téléportant mais le Sacrieur aux brais blancs l’attira à lui et le punît.
Le Feca s’effondra au sol dans un bruit sourd, mort.
« Dommage, j’aurais aimé que le combat dure... » Murmura le mercenaire. Il se dirigea vers la flèche plantée dans la porte, l’arracha de celle-ci et la brisa en deux. Il jeta les deux morceaux de sa flèche sur le corps de sa victime, signant ainsi son travail.
Rejetant sa cape sur son épaule, Tehemin se fondît dans l’obscurité de la ruelle et disparut avant que les passants ne découvrent le cadavre.

...Enfin, le Temps repris sa course car même Xelor, si le phénomène était bien de lui, ne pouvait l’arrêter indéfiniment. Tehemin sentît alors l’épée de Dark Vlad s’enfoncer profondément dans sa poitrine, se glissant entre ses côtes et perforant son cœur. Il mourrait pour la première fois, et sa dernière pensée fût des plus banales : Je vais enfin savoir ce que ça fait de devenir un esprit.



Chapitre II : Renaissance



Tehemin ouvrit soudainement les yeux. Il était sûr d’être mort… Il se rappelait encore le terrible coup d’épée du Iop maudit… Il aurait dut se trouver sous la forme d’un esprit à présent et voir le monde sous une sorte de voile d’obscurité. Pourtant, il voyait comme en plein jour. En fait, pour le moment il ne voyait qu’une forte lumière mais il distinguait aussi une forme ailée penchée au-dessus de lui.

[Tehemin était ce qu’on appelle une Ame jeune, pour tout dire, il en était à sa seconde réincarnation et les souvenirs de sa précédente vie étaient encore frais dans son esprit : la mort de sa mère la nuit sombre de sa naissance, la découverte de ses dons et surtout, il se rappelait clairement sa vie de chasseur de prime, les cris d’agonies de ses victimes et le bruit des bourses de kamas…]
Non, le jeune homme n’était pas assoiffé de sang, ni même cruel et sans pitié : en bon disciple de Sacrieur, il connaissait très bien la miséricorde et le pouvoir de la souffrance. C’est pourquoi il évitait de faire souffrir inutilement ses victimes et n’était pas particulièrement rancunier.
Pourtant, il n’était pas non plus vraiment bon et droit. Ce qu’il aimait, c’était les kamas et la baston, et son sens de l’honneur lui refusant le vol ou le grand banditisme, il était devenu mercenaire, faisant abstraction des principes moraux de la société pour gagner son pain.

Le disciple de Sacrieur était donc étendu quelque part, une forme ailée penchée sur lui dans un lieu très lumineux. Puis soudain, une voix à la fois douce et emplie d’une profonde tristesse retentit dans cet espace apparemment vide et infinie :
« Tehemin… Il est temps… Je suis désolée… »
La voix semblait venir de partout à la fois mais Tehemin compris qu’elle provenait de la forme penchée sur lui. Réalisant à qui il avait à faire, il s’agenouilla prestement et, la tête baissée pour ne pas croiser le regard de la divinité, il prononça son nom, comme une prière :
« Sacrieur… ».
Il psalmodiait encore ce nom lorsqu’une autre voix l’interrompit :
« Eh oui, tu es bien aux pieds de la statue de Sacrieur, notre déesse. Bienvenue dans le Monde des Douze.
- Le Monde des Douze ? …
- Ouais mon gars, t’es pas un rapide toi hein ? Suis Ganimède si tu veux découvrir ton potentiel ».
Tehemin se rappelait à présent, il était dans la citée d’Astrub, aux pieds de la statue de sa déesse, à l’extrême sud-ouest de la ville.
Mais alors… ai-je rêvé ? se demanda-t-il. Non, impossible, j’ai entendu Sa Voix… « Il est temps disait-elle », mais temps de quoi ?
C’est alors qu’il se rendit compte qu’il n’avait plus d’équipement et qu’il ne savait plus comment utiliser la magie du sang. Dans l’espoir de comprendre pourquoi il se sentait si faible et ce qui lui était arrivé, il suivit donc Ganimède l’aigle dans un dédale de salles où il réapprit à se déplacer en combat et à utiliser les plus faibles sortilèges de la magie conférée par Sacrieur. Mais son précepteur ne put lui expliquer ce qui lui était arrivé, ni quel était ce lieu baigné de lumière et encore moins pourquoi il avait entendu la voix de Sacrieur et ce qu’elle avait voulu lui dire.
[se rendit donc à son temple de classe pour trouver des réponses ; longues méditations ; explication de système de réincarnation/ des différents mondes ; nouveau contact avec Sacrieur pour lui expliquer qu’il doit s’entrainer pour devenir plus fort et servir son dessin]



Chapitre III : La dimension du protecteur de Juinssidor



[En cours d'écriture]



Chapitre IV : Le Clan de Nedora-Riem



Par une chaude nuit de Jouillier, alors que tout Amakna dormait, quelqu’un cria :
« QUOI ? COMMENT EST-CE POSSIBLE ? IL AVAIT DONC UNE SŒUR ? »
A la lueur d’une unique bougie de mineur sombre, un homme aux brais blancs comme la neige et à la peau tannée par le soleil venait de découvrir dans un livre poussiéreux un secret qui risquait bien de changer le Monde des Douze…
Des pas précipités firent soudainement grincer le vieil escalier qui menait au grenier de la bibliothèque d’Amakna. Apparu alors sur le seuil du grenier un hibou grassouillet que la rapide monté de l’escalier avait essoufflé.
« Maître Tehemin, vous êtes donc encore là ? Murmura le bibliothécaire entre deux souffles, qu’est-ce qu’il vous a pris de crier comme ça ? Vous m’avez fait peur !
- Il en faut bien peu pour vous effrayer M. Stote…
- C’est que normalement les honnêtes gens dorment à cette heure-là. Il est plus de une heure du matin !
- C’est que je ne suis peut-être pas si honnête que ça finalement… Au fait, je vous empreinte ce livre, je ne pense pas qu’il vous manquera beaucoup… »
A ces mots, Tehemin remis son ploukosse et rattacha sa cape sur ses épaules puis se dirigea vers l’escalier, le livre fermement tenu entre ses mains. En passant près de Harry Stote, il chuchota à l’oreille du pauvre hibou :
« J’oubliais, vous ne m’avez pas vue, je n’étais pas là et ce livre n’existe pas, compris ? »
Joignant le geste à la parole, le jeune homme fit légèrement glisser sa lame hors de son fourreau. Le bibliothécaire jeta un regard nerveux à la dague avant de répondre précipitamment :
« Ou… oui monseigneur, évidemment.
- Bien, que votre nuit soit douce… au revoir…
Le sacrieur descendit rapidement l’escalier, franchit la porte de la bibliothèque et disparut dans la nuit sans lune, laissant le bibliothécaire seul au milieu du grenier éclairé par une bougie mourante.

« Thieffera ?... Thieffera ? »
Une jeune et belle disciple de Iop s’éveilla en sursaut dans son lit tandis qu’une voix caverneuse résonnait dans sa tête. Elle écarta de ses yeux une mèche de cheveux collée par la sueur et alluma une bougie. A la lueur de la flamme tremblante, elle constata avec amertume l’absence de son mari dans le lit conjugal. Mais où est-il donc encore passé ? S’interrogea-t-elle, mais elle n’eut pas le temps de sermonner mentalement son époux car la voix se fit plus violente encore.
« THIEFFERA !
- Oui ? Qui est-ce ? Murmura la jeune femme.
- Ton dieu, Iop, évidemment.
- Iop ? Thieffera, en bonne disciple, s’agenouilla immédiatement au nom de la divinité. Que puis-je faire pour vous ?
- M’écouter, pour le moment. Ton mari, guider par sa déesse, a découvert un secret qui pourrait embarrasser certains dieux. Mais en ce qui me concerne, la découverte de ce secret m’arrange. Bien sur, Sacrieur et moi-même étions d’accord pour qu’il soit révélé au peuple d’Amakna, et c’est vous que nous avons choisi pour être nos portes paroles.
- Mais pourquoi nous ?... Nous ne sommes que deux modestes…
- Suffit, nous avons choisi, vous obéirez, que vous le vouliez ou non… Et puis, vous avez déjà une certaine expérience pour la mission que je vais vous confier…
Iop parla encore longuement à Thieffera, lui révélant en partie la teneur du secret des dieux et lui expliquant ce qu’elle devrait en faire.
Au petit matin, lorsque la iopette ouvrit les yeux, le ciel était bleu et les pioux chantaient. Aurais-je rêvé ? Se demanda-t-elle. Mais un regard sur le beau sacrieur encore habillé allongé a ses cotés ainsi que sur le vieux livre poussiéreux posé sur la table de chevet lui confirma que les évènements de la nuit n’étaient absolument pas un rêve…

Thieffera et Tehemin étudièrent de longues heures le poussiéreux grimoire. Ce qu’ils en apprirent bouleversa leur vision du monde et la plupart de leurs croyances…

Pendant plusieurs mois, Thieffera et Tehemin s’imprégnèrent des concepts et des enseignements de Nedora. Jusqu’au jour où ils décidèrent que le clan auquel ils appartenaient, le clan de Kenera-Riem, n’était plus digne de leur présence et qu’ils allaient refonder le clan de Nedora-Riem. D’un même pas, ils se dirigèrent vers les bureaux des Maîtres Keneras et y déposèrent leurs démissions.
Peu de temps après, alors que les autres Maîtres Keneras suivaient leur exemple pour diverses raisons et que le clan de Kenera-Riem s’effondrait sur ses fondations trop fragiles, Iop décida de se mêler une nouvelle fois de la vie des deux jeunes gens. Trop content de prendre sa revanche sur Feca qui l’avait empêché de montrer une nouvelle fois la valeur de ses disciples, le dieu au grand cœur renvoya sur Terre un de ses serviteurs les plus fidèles afin qu’il aide le jeune couple à réaliser leur grand et ambitieux projet.
Ainsi Alcatraz fut arraché du monde des morts pour aider les vivants. Mais ce disciple de Iop n’était pas seulement un bon serviteur de son dieu, il était aussi le premier des Nedoras, former par Nedora elle-même.
Quelle ne fut pas la surprise des deux mercenaires lorsqu’un éclair frappa le sol de leur chambre pendant une de leur séance quotidienne d’entraînement. La poussière se dissipa lentement, lançant d’abord apparaître la lame d’une épée et une paire de bottes puis progressivement se dessina la silhouette musclée d’un iop.
« Iop m’a envoyé afin de vous aider à reconstruire le clan de mon maître, Nedora, annonça Alcatraz de sa voix claire mais puissante, et sa volonté sera faite ».
Après une courte présentation et un résumé de leurs avancées dans la fondation du clan, les trois premiers membres du Conseil des Anciens se mirent immédiatement au travail dans l’espoir qu’un jour les Nedoras-Riem arpentent librement la dimension du protecteur de Juinssidor, Sumens.

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